La vie est vraiment trop courte pour être malheureux dans son travail. Pourtant, beaucoup de personnes ne sont même pas près du but : être épanoui au travail ou sur leurs lieux de travail. Au lieu de cela, certains individus sont stressés et épuisés. Ils ne se souviennent plus de ce qui les motivaient pour décrocher le poste qu’ils occupent. En effet, les collègues en qui ils ont confiance et qu’ils apprécient sont peu nombreux. La moitié du temps, ils n’ont même pas l’impression d’être en sécurité pour être eux-mêmes. Tout cela se répand donc dans leurs vies personnelles. Ils ont du mal à dormir, fument beaucoup, ont renoncé à faire du sport et leurs relations souffrent, aussi.

Personne ne veut vivre comme ça. Pourtant, beaucoup d’employés abandonnent et se contentent de travaux moins que satisfaisants. En fait, ils se disent qu’ils ne sont pas supposés être heureux au travail et que le bonheur c’est pour d’autres parties de la vie. Dans les meilleurs cas, ils essayent d’y faire face en évitant ce collègue insolent ou en faisant partir cette personne têtue et négative. Mais parfois, ils fuient carrément le travail, l’entreprise et même leurs carrières.

Alors que pouvons-nous faire pour créer une vie professionnelle meilleure et plus heureuse ? Comment en finir avec la frustration et s’épanouir au travail ? A vrai dire, tout commence par des changements progressifs et simples…

Commencez la journée de bonne humeur

La façon dont vous vous sentez le matin influence celle dont vous vous sentez au travail pour le reste de la journée. Dans une étude, les chercheurs ont analysé l’humeur et le rendement des représentants du service à la clientèle. Ceux qui étaient de bonne humeur le matin étaient plus productifs pendant la journée et ont déclaré avoir des interactions plus positives avec les clients.

Alors, faites en sorte de faire quelque chose le matin pour vous sentir bien : Prenez quelques minutes pour savourer votre café du matin (ou thé ou chocolat chaud ou tout ce que vous aimez boire avant le début de la journée de travail). Cela signifie faire une pause pour en profiter, se concentrer sur ce que l’on ressent en le buvant et prendre quelques minutes pour ne rien faire d’autre. Il ne faut pas l’avaler en se précipitant vers son bureau.

Il est également bénéfique de prendre l’air. Tous les matins, faites une marche rapide. Que ça soit un beau ou un mauvais temps, faites-le avant le début de la journée. C’est probablement l’une des meilleures habitudes vous aidant à gérer le stress quotidien au travail. Et il y a des recherches qui confirment ce fait : 20 minutes d’air frais suffisent pour stimuler le bonheur et le sentiment de bien-être.

La plupart des employés se réveillent une heure ou deux avant l’heure à laquelle ils doivent se rendre au travail. Cela leur donne le temps de se détendre et de profiter du moment qui leur est propre. Si vous vous réveillez tôt, vous n’aurez jamais à précipiter les choses. Assurez-vous aussi d’avoir suffisamment de sommeil. Lisez les journaux ou écoutez de la musique pendant une demi-heure. Bref, faites-vous plaisir avec des choses qu’un environnement de travail stressant ne peut jamais vous offrir.

Prenez moins de décisions

L’un des aspects les plus difficiles du travail est de prendre des dizaines de décisions quotidiennement, souvent avec peu d’informations. En fait, la fatigue décisionnelle est réelle : Chaque décision que vous prenez épuise vos ressources cognitives, rendant chaque décision future plus difficile. Cela peut rapidement vous épuiser et vous faire sentir surmené. Comment donc pouvez-vous prendre moins de décisions ?

Faites certaines parties de votre journée sans réfléchir. Par exemple, prenez la même chose pour le déjeuner ou le petit déjeuner pendant une semaine, puis changez-le. Vous venez de retirer ainsi un tas de décisions de votre journée. Steve Jobs a même dit qu’il portait la même tenue tous les jours pour ne pas dépenser son énergie à décider quoi porter. Prenez seulement les décisions les plus prioritaires. Avant de penser à quelque chose au travail, demandez-vous s’il aura un impact important. Par la suite, dites-vous si vous avez une opinion ferme à son sujet. Si vous dites “non” aux deux, alors ce pourrait être une excellente occasion de ne pas faire cette décision.

Aidez vos collègues

Aider les autres vous rend plus heureux. Et aider vos collègues vous rend plus heureux au travail. En fait, une étude a révélé que les personnes dans la mi-trentaine qui avaient auparavant jugé important d’aider les autres au travail se sentent plus heureux lorsqu’on leur a posé la question trois décennies plus tard. Aider ses collègues semble créer un cercle vertueux. Selon une autre étude, les travailleurs heureux aident leurs collègues 33 % plus que ceux qui ne le sont pas.

Vous n’avez à faire rien d’énorme ou d’héroïque pour aider. Prenez par exemple la boisson préférée de votre collègue lorsque vous prenez votre café. Demandez-leur s’ils ont besoin d’aide pour un projet. Offrez de faire quelque chose de simple, comme prendre des notes après une réunion. Le plus difficile, c’est d’en faire une partie régulière de votre journée plutôt qu’une activité que vous ne faites qu’une fois de temps en temps. Une façon simple de le faire est d’inscrire un rappel sur votre calendrier. Ça peut paraître anodin, mais essayez-le. Vous pourriez être surpris de voir à quel point cette petite habitude peut devenir efficace.

Faites des progrès et prenez-en conscience

L’un des meilleurs livres sur le bonheur au travail s’intitule « Le principe du progrès : Utiliser les petites victoires pour allumer la joie, l’engagement et la créativité au travail» des auteurs américains Teresa Amabile et Steven Kramer. En fait, les écrivains ont étudié la motivation au milieu de travail et ont constaté que l’une des causes les plus puissantes du bonheur des employés au travail était le sentiment d’aller de l’avant et de faire des progrès significatifs.

Par ailleurs, même durant les plus journées difficiles, si vous pouvez souligner certaines choses que vous avez accomplies, vous  vous sentirez mieux. Essayez ceci : Avant de commencer votre journée de travail, notez trois petites choses que vous allez faire. Faites-les, de préférence avant même d’ouvrir votre courrier ou de prendre un appel téléphonique. Effacez-les ensuite de votre liste. À la fin de la journée, revenez en arrière et regardez votre liste et reconnaissez que vous avez fait des progrès. C’est l’une des meilleures stratégies pour être épanoui au travail.

Si vous avez un énorme projet devant vous, il est difficile de sentir que vous faites des progrès à moins de le diviser en plus petits morceaux. Certains jours, ces parties peuvent être minuscules. Quand je me suis assise pour écrire cet article, j’ai seulement eu le temps d’écrire le titre avant d’avoir à courir et à m’occuper de quelque chose de familial. Le lendemain, quand j’ai ouvert le document, au lieu de me sentir mal de ne pas en avoir fait plus, je me suis sentie bien que j’avais commencé et que j’avais un titre adéquat en place.

Terminez votre journée par une pause de gratitude

Voilà la mauvaise nouvelle : nos cerveaux savent mieux se souvenir des mauvais que des bons évènements. Par exemple, une étude a révélé que l’impact négatif des reculs au travail était trois fois plus important que l’impact positif des progrès réalisés. Nous sommes conditionnés à rechercher ce qui ne va pas et à nous concentrer sur ce qui ne va pas. Cela nous aide à nous protéger du danger, ce qui est bien, mais cela rend plus difficile d’être plus heureux.

La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez entraîner votre cerveau à mieux vous souvenir des choses positives. En d’autres termes, vous pouvez combattre votre élan négatif naturel. La façon la plus simple de le faire est de penser à quelque chose que vous appréciez dans votre journée et de l’écrire. De nombreuses études ont montré que lorsque les gens font cela régulièrement, ils se disent plus optimistes et se sentent mieux dans leur vie en général.

Puisque vous êtes probablement occupé, créez un rituel de gratitude simple à la fin de votre journée. La meilleure façon de le faire est de le relier à quelque chose que vous faites déjà. Par exemple, pensez à quelque chose de bien qui s’est passé au début de votre trajet en rentrant chez vous. Si vous partagez quelque chose de positif sur votre journée avec quelqu’un d’autre, c’est encore mieux. La recherche montre qu’en discutant d’expériences positives au travail avec d’autres personnes, on se sent mieux à leur égard. De plus, on augmente les chances de s’épanouir professionnellement.

Ayez des objectifs clairs et précis

La première étape vers le bonheur est de faire sauter les mythes dépassés et de se libérer des pièges du bonheur. La suivante est de chercher activement un but et des objectifs bien déterminés.

En réalité, nous sommes conditionnés à la recherche de sens dans tout ce que nous faisons. C’est ce qui nous rend humains. Dans certains cas, c’est ce qui nous maintient en vie. Comme vous l’avez probablement découvert, vous pouvez facilement perdre de vue ce qui vous tient à cœur. Cela s’aggrave surtout quand vous êtes face à des habitudes dysfonctionnelles, des patrons exigeants, et au stress. Vous êtes alors susceptible d’attendre que quelqu’un d’autre ou quelque chose vous donne une raison impérieuse d’aimer votre travail. Mais personne d’autre ne peut vous “faire” aimer votre travail.  Vous devrez chercher ça vous-même.

Avoir un but solide, clair et convaincant aide à être plus fort, plus confiant et plus performant. En plus, il vous permet d’être capable de puiser dans l’expérience des vos connaissances et vos talents.  Au fur et à mesure que vous découvrirez les aspects de votre travail qui ne sont pas satisfaisants, vous serez en meilleure position pour faire de bons choix sur la façon dont vous passez votre temps et ce que vous poursuivez dans votre carrière.

Soyez positif pour être épanoui au travail

L’espoir est une partie essentielle de notre vie humaine. C’est aussi vrai au travail que dans n’importe quel aspect de nos vies. Ainsi, l’espoir et l’optimisme nous aident à nous élever au-dessus des épreuves et faire face aux revers. En outre, ils alimentent l’énergie, la créativité, et la performance. L’espoir permet de naviguer dans la complexité, faire face à la pression, établir des priorités et en faire le sens de nos vies professionnelles. De plus, l’espoir nous inspire pour atteindre notre potentiel. Malheureusement, nous supposons souvent que la vision est suffisante pour nous garder confiants et concentrés sur l’avenir. On a rarement vu cela être tout à fait vrai. La vision, aussi inspirante soit-elle, n’est pas suffisante.

Pour être vraiment heureux au travail, nous avons besoin de voir comment nos responsabilités au milieu de travail correspondent à ce qui suit une vision personnelle de notre avenir. Ce genre de vision émerge d’une perspective optimiste et positive. Selon celle-ci, nous pouvons, avec concentration et travail acharné, atteindre nos objectifs. Quand nous voyons nos emplois à travers une vision positive, nous avons plus de chances d’apprendre même des échecs. Ainsi, avec l’espoir, l’optimisme et une vision personnelle, nous pouvons activement choisir un chemin vers le bonheur. De ce fait, nous pourront éviter le désengagement et la négativité.

Évitez le piège de l’obligation

Beaucoup d’entre nous passent leur vie à faire ce qu’ils croient devoir faire plutôt que ce qu’ils veulent vraiment faire. Or, il faut se délier de cette vision restrictive si nous voulons apporter une contribution positive à la société. Prenez, par exemple, “Paul”, le manager d’une entreprise. Paul était vraiment insatisfait de son travail et de sa carrière. Et pourtant, quand il parle de ses options, il a tout simplement évoqué l’obligation qui l’a poussé à garder ce soi-disant bon travail. Le résultat : Une insatisfaction et une frustration chroniques. Naturellement, ces sentiments rendaient impossible pour lui d’être épanoui au travail et ce malheur s’est répandu dans sa vie privée, aussi. Il a donc commencé à avoir des disputes de plus en plus fréquentes avec sa femme. Son refuge était ainsi les boissons alcoolisées et les cigarettes.

Qu’est-ce qui devrait vous motiver ? D’où viennent ces motivations ? Et à quel point ils vous sont utiles aujourd’hui, dans votre carrière et dans votre vie ? Il est important de se poser les questions suivantes régulièrement lorsque nous prenons des décisions au sujet de nos emplois et de nos carrières. Ce type de réflexion peut aider à faire en sorte qu’on ne soit pas coincés. Au lieu de cela, nous serons en mesure de faire mieux les décisions concernant les décisions professionnelles qui surviennent de nos valeurs, de nos espoirs et de nos rêves. Cela permet aussi d’éviter les mauvaises pratiques qui sont fondées sur les croyances des autres ou nos propres peurs.

Évitez le piège de l’ambition

Le piège de l’ambition est étroitement lié au piège de l’obligation: En effet, nous pensons que nous sommes censés nous efforcer, réaliser des choses et gagner. Nous nous croyons que l’ambition est toujours bonne pour nous et pour notre avenir. Beaucoup d’entre nous aiment vraiment rechercher l’excellence, et notre volonté de réussir est bien utile, à nous et aux autres. Toutefois, des problèmes surgissent lorsque notre besoin de l’accomplissement se transforme en obsession.

J’ai vu ça récemment quand une femme talentueuse que je connais a failli se faire virer d’une entreprise. “Valéry” adore gagner. Elle l’a toujours fait. Cela lui a servi bien dans les équipes sportives à l’université. Mais au fur et à mesure qu’elle progressait dans sa carrière, ça a commencé à être un sérieux handicap. Elle avait été chargée une fois de travailler avec un collègue au lancement d’une campagne de marketing importante. Au lieu de collaborer, elle est devenue très compétitive avec son partenaire. En fait, Valéry l’a humilié et dévalorisé devant les autres et saboté ses efforts. Le patron de l’entreprise a appris la nouvelle, naturellement. Et quand il lui a demandé des explications, Valéry lui a répondu : “Je ne laisserai personne se mettre en travers de mon chemin. Ni lui, ni toi, ni personne.” C’est ça pratiquement la définition d’une ambition aveugle !

Pour s’épanouir professionnellement, nous avons besoin de gérer notre ambition pour qu’elle découle de notre volonté d’avoir un impact positif. Il faut également faire en sorte que notre contribution ait des objectifs à long terme. Quand on fait ça, on peut éviter de tomber dans le piège de l’ambition aveugle. Ainsi, on pourra évoluer dans nos carrières tout en étant réaliste et en exploitant notre potentiel sans nous épuiser.

Évitez le piège de la performance

Trop d’entre nous sont coincés dans un cycle de travail 24/7. Cela va à un tel point que nous sacrifions le bien-être, la santé et même la famille. En fait, le surmenage est un piège, pas une solution. Sarah Green Carmichael, chercheuse à l’université de Harvard souligne que quand nous essayons d’alléger le stress en faisant simplement plus, nous simplement l’augmentons. En réalité, peu importe ce qu’on fait, ou combien d’heures on met il y aura toujours plus à faire. Pour éprouver vraiment le bonheur au travail, nous devons trouver des moyens pour relâcher la pression. En outre, on recommande d’être plus aimable envers nous-mêmes (et envers les autres aussi). Nous devons donc lâcher l’idée erronée que plus c’est mieux, et que nous trouverons le bonheur plus tard – quand le travail est fait. Le bonheur est là pour nous maintenant, dans le travail et dans la vie. Le bonheur est un droit de l’homme. Laissez donc tomber tous les clichés concernant la performance et prenez le temps de profiter de la vie.